Aperçu

Le jeu oppose, dans une piscine, deux équipes, pendant deux mi-temps de 15 minutes (en général). Le but du jeu est de progresser, en apnée, en poussant ou en passant un palet, à l’aide d’une crosse spécifique afin de le faire entrer dans le but adverse.
Les buts sont posés sur le fond aux extrémités de la piscine.

Les joueurs sont au nombre de 6 par équipe en même temps dans l’eau. Il peut y avoir jusqu’à 4 remplaçants sur le bord de la piscine. L’équipe est, en général, composée de trois défenseurs (Le pivot droit, l’arrière (centre) et le pivot gauche) et de trois attaquants (L’allier droit ou avant droit, l’avant centre et l’allier gauche ou avant gauche).

Suite à certaines fautes, un joueur peut être sanctionné par une « prison », réduisant ainsi le nombre de joueurs de son équipe dans l’eau. Lorsqu’un joueur est en prison, il est assis sur une chaise à l’extérieur de la piscine. Le temps de prison, en fonction de la gravité de la faute, peut être de 2 minutes, 5 minutes ou définitif.

Afin de se différencier dans l’eau, chaque équipe est identifiée soit par la couleur blanche, soit par la couleur noire. Cette couleur est celle de la crosse et du bonnet des joueurs.

Aire de jeu

Le jeu se déroule au fond d’une piscine. L’aire de jeu minimale est de 300 mètres carrés. Le fond de la piscine doit être plat avec une pente de 5% au maximum.

Aire de jeu hockey subaquatique.jpg
Aire de jeu hockey subaquatique.jpg

La profondeur doit être comprise entre 1,80 m et 4,00 m (2,00 m et 3,65 m +/-10%).

Ces dimensions réglementaires ne sont pas toujours respectées; les piscines n’étant pas toujours conçues pour la pratique du hockey subaquatique.

Arbitrage

Les matchs sont arbitrés par deux arbitres aquatiques et un non-aquatique. Ce dernier actionne, lorsque cela est nécessaire, le signal sonore aquatique et de surface. Les arbitres aquatiques sont équipés d’un bonnet distinctif rouge et d’un maillot de corps jaune. Les arbitres utilisent une gestuelle codifiée pour communiquer entre eux et avec les joueurs. Des arbitres de table, qui notent le score sur la feuille de match, s’occupent du chronomètre (Durée du match, durée des « prisons » prises par les joueurs) peuvent se joindre aux trois autres arbitres précédemment cités.

Spectateurs

Une partie importante des actions se déroulant sous l’eau, pour ne rien rater, les spectateurs peuvent :

  • soit être dans la piscine munis d’un masque et d’un tuba ;
  • soit regarder la partie aquatique sur des écrans reliés à des caméras aquatiques qui filment sous l’eau. Ces dispositifs sont souvent mis en place pour des championnats importants, tels que les championnats nationaux ou internationaux.

En mer

Le hockey subaquatique nécessite un fond plat, régulier et glissant. Ces contraintes ont empêché le développement du hockey subaquatique en mer. En novembre 2010, une plateforme sous-marine, flottante a été testée au large de Hyères en France. Initialement développée par Gérald Muller, décédé lors d’un accident de plongée en août 2009 à l’âge de 23 ans, la finalisation de cette aire de jeu a été menée par ses frères. Cette avancée technologique permettra sans doute des développements importants de l’activité en bord de mer.

Accidents

Les accidents sont très rares et sont, de manière générale, le plus souvent bénins.

Les blessures superficielles les plus couramment observées sont :

  • des coupures aux genoux, aux mains et aux coudes provoquées par le carrelage du fond de la piscine
  • des ampoules aux niveaux des pieds (doigts de pied, talon)
  • des hématomes suite à un choc (palet, palme…)

Les blessures plus sérieuses parfois rencontrées sont liées :

  • à un choc au visage pouvant entraîner des contusions ou des dents cassées (c’est pour éviter cela que le protège-dents est aujourd’hui obligatoire) ;
  • à un choc aux mains pouvant entraîner des tendinites ou même dans le cas extrême des micro-fractures au niveau des phalanges des doigts de la main ;
  • (beaucoup plus rarement) à un choc à l’oreille pouvant entrainer une perforation du tympan (Choc barotraumatique).

Les accidents d’apnée rencontrés lors des épreuves d’apnées traditionnelles (syncopes…) sont inexistants car les apnées sont relativement courtes et dynamiques.